Visite du Grand Palais qui doit son nom à Catherine I, femme de Pierre le Grand. Ce colossal palais avec ses 300 m de façades est d’une richesse inouïe, murs bleus, toits argentés et colonnes blanches, œuvre de Rastrelli. A l’extrémité de l’aile gauche, les cinq coupoles bulbeuses de la chapelle sont typiques de son style.
Aménagements intérieurs fastueux, la salle de bal se distingue avec un bel ensemble rococo tout en or et en glaces, la Galerie de Marbre. Pour moi le cabinet d’Ambre sort de l’ordinaire et se distingue par le véritable puzzle des murs en ambre de couleurs et grosseurs différentes, un vrai travail. Du jamais vu par ailleurs. Versailles est beau….mais j’avoue qu’ici c’est vraiment aussi beau, différent mais tout aussi grandiose.
Le parc est paraît il est superbe au printemps. Nous admirons les superbes statues italiennes de marbre au passage. Repas sur place à la cafétéria du Palais.

Direction métro, bus pour Pavlosk, petite ville résidentielle qui doit sa gloire à son palais, à ses concerts et son superbe parc.
A la résidence du tsar Paul 1er le jaune pâle a remplacé le bleu du palais de Catherine I. Colonnes blanches. Le palais est surmonté d’une rotonde à colonnes et coupole aplatie. La salle du Trône avec ses cariatides, ses niches avec poêles superbes en faïence bleus, est la plus grande du palais. Dans les appartements de l’impératrice, la cheminée du boudoir est en marbre de Carrare, ornée de bronze et de porphyre.
Retour au bercail, nous remercions Dimitri, au revoir les français, bon retour.
Nous rentrons chez Igor vers 20 h, superbe journée sous le soleil et la neige. En ville ce n’est pas le même décor, mais la neige reste présente dans le parc près de l’immeuble d’Igor.
Le soir la soupe d’Igor nous attend, bonne soupe avec les légumes de son jardin de la Datcha, puis riz et viande en sauce, thé et biscuit pour terminer. Discussion avec Igor dur notre journée. Il nous donne des détails sur ce que nous avons vu aujourd’hui. Echanges fructueux sur la vie actuelle ici et l’ancien régime. Partons nous coucher vers 11 h… la journée de grand air entrecoupée par les visites nous a fatigué.
Lundi 31
Le rendez-vous avec Dimitri, et le couple de français n’étant qu’à 14 h, nous allons profiter de la matinée pour faire un petit tour de reconnaissance.
Tout d’abord, trouver un bureau de change, Igor nous ayant prêté 6000 roubles pour la journée d’hier, il nous faut changer. Sans difficultés, nous trouvons facilement un bureau de change, les euros sont remplacés par les roubles. Nous faisons la cagnotte commune pour la semaine, ce sera plus simple.
Tout près du bureau de change superbe église du Sauveur-sur-le sang « église de la Résurrection » ou du Sang Versé pour les habitants de St Petersbourg).
Cette église a été construite sur le lieu où fut assassiné le tsar Alexandre II le 1er mars 1881. De style renouveau russe flamboyant. Une merveille, le clocher domine à 81 m, plusieurs dômes sont recouverts de céramiques de couleurs et d’autres sont dorés. Des carreaux de céramique animent la façade, splendide.
144 blasons en mosaïques du clocher représentent les régions, les villes et les provinces de l’Empire russe. De l’émail de bijoutier recouvre les 1000 m2 des dômes. Certains sont recouverts d’or, une merveille.

Des portraits de saints en mosaïque sont encastrés et près de 7000 m2 de mosaïques recouvrent la façade. C’est un véritable joyau. Nous essayons de rentrer à l’intérieur, mais il faut laisser les vêtements, donc nous ressortons, nous verrons plus tard.
Tout près de cette église se trouve un superbe petit marché artisanal où nous jetons un œil furtif sur les conseils de J-Marie qui nous dit que nous avons toute la semaine pour faire des achats et qu’il vaut mieux profiter de cette matinée libre pour nous balader sur les quais de la Neva. Il neigeotte et le ciel est gris, mais les palais, même sous un ciel hivernal, ont beaucoup de charme.
Nous ne sommes qu’en début de semaine, espèrons que nous les verrons sous un beau ciel bleu.
Nous découvrons de superbes voiliers…et puis voir le croiseur. Nous marchons d’un bon pas, passons devant l’amirauté, bâtiment imposant. Il fait gris et la neige n’a pas cessé de tomber, mais c’est une neige fine et c’est superbe de se balader ainsi en admirant, palais, ponts, et cette superbe Neva gelée et enneigée. Trottoirs et rues sont dégagés, mais il faut rester prudents sur les ponts car il y a parfois des plaques de verglas…et attention aux chutes.

Il est l’heure de rentrer se restaurer, nous n’avons pas de mal à trouver un petit resto. Cela nous réchauffe un peu, après un bon café, nous partons en route vers le rendez-vous fixé par Dimitri à l’entrée du pont Ioannovski. Nous admirons la citadelle à travers les flocons se faisant plus nombreux à cette heure-ci. La forteresse Pierre et Paul que nous allons visiter fut construite en 1703 sur la décision de Pierre le Grand et constitue l’acte de naissance de St Petersbourg. La première citadelle en bois fut remplacée, section par section, par de la pierre.
Des centaines d’ouvriers contraints de travailler dans de terribles conditions périrent sur ce chantier.
Dans ses bastions d’innombrables prisonniers furent torturés dont le propre fils de tsar, Alexis. Il fait très froid et Dimitri, guide très érudit, ne se rend pas compte que nous sommes en plein courant d’air… Il a tant d’histoires à nous raconter sur cette superbe forteresse qu’il en oublie notre « stationnement ». Nous rentrons dans la forteresse, il fait meilleur. Certaines cellules sont ouvertes au public. Nous visitons la cathédrale abritant le tombeau des Romanov.
J-Marie demande à Dimitri où nous pourrions voir « les morses » hommes courageux qui se baignent dans la Neva…mais en ayant soin de casser la glace. Brrrrr !!! j’en ai des frissons le long de l’aiguillette brrrrrrrrrr !!!
Pas de problème nous répond Dimitri, nous sommes tout près. Nous marchons dans la neige qui crisse sous nos pas, c’est superbe ce bruit de neige foulée par nos chaussures. Nous contournons la citadelle sans savoir si nous aurons de la chance. Il ne fait pas un temps à se baigner, mais enfin…il y a toujours des courageux, on verra bien. Le jour commence à s’estomper il doit être près de 16 h 30 et nous apercevons un homme seul portant une pelle, une pique et son sac à dos. Pierrot lui montre par gestes…s’il va nager !!! l’homme acquiesce, çà alors, nous avons du « bol ».
