Finalement le couple français, lui aussi est intéressé, ils repartent demain…et évidemment c’est la photo qu’il leur manquait…un homme nageant dans la Neva…quel scoop. Vite les photographes…à vos appareils.

L’homme se dirige vers la Neva qui, à cet endroit, a été déjà aménagé. Il casse la glace qui s’était reformée, avec sa pelle trouée, enlève les morceaux de glace qu’il jette sur la berge enneigée.

Puis, tranquillement se déshabille, le voilà prêt. Ses vêtements et son sac suspendu à un crochet sur les murs de la forteresse, brrrrrrrrrr !!!
Il fait quelques pas dans la neige d’un côté et de l’autre, s’enlève son slip de bain…et voilà une belle lune qui ne demande qu’à être couverte

Il fait quelques mouvements avec ses bras et hop….ouf ! Plouf….le voilà dans l’eau. Il fait quelques brasses, plonge sa tête dans l’eau et ressort…ce n’est pas fini.

Là, il se secoue les membres….je pense qu’il y en un qui n’a pas besoin d’être secoué…le pauvre…il doit être bien penaud dans sa jupette plissée….. !!!???

Nous l’applaudissons, il se rhabille. Nous le laissons car maintenant il fait presque nuit et nous avons encore de quoi marcher pour rejoindre notre arrêt de bus.

Alors c’est une bonne clôture pour le premier jour nous sommes gâtés. Nous saluons les français qui repartent demain, et qui sont ravis d’avoir vu un tel tableau…

Un petit chocolat pour nous réchauffer, nous invitons Dimitri, les français nous quittent ils ont quelques achats à faire avant leur départ.

Il fait bon dans le salon de thé, et nous apprécions le chocolat…comme il est dit dans la chanson de Bécaud…le chocolat de chez « Pouchkine »…c’est un bonheur, une onctuosité qui enchante le palais, des sucs et un velouté…à vous lécher les babines…pour un premier chocolat…c’est succulent.

Rentrons chez Igor vers 19 h 30. Après une bonne journée de marche, nous apprécions la chaleur de son appartement. Il nous a fait une bonne soupe de légumes de son jardin, suivi de riz avec viande en sauce, pour dessert un gâteau au pavot. Il sait tout faire, les confitures, soupe…tous les repas…le pain et les gâteaux sont parfois faits par sa femme ou sa fille.

Je rends les 6000 roubles qu’il nous avait prêté, il nous conseille de ne prendre que l’argent que nous avons besoin pour la journée, de laisser chez lui : passeports, billets d’avion. C’est OK.
La journée a été bien remplie et nous allons nous coucher il est près de 11 h. Il faut dire que notre hôte Igor, tout comme notre guide Dimitri, sont des érudits en ce qui concerne leur pays, et la richesse de leur superbe ville « Pittiburg » comme le dit si bien Igor.

 

Mardi

Lever à 8 h, petit déjeuner à 8 h 30 et le rendez-vous à 10 h 30 à l’église catholique. Igor nous accompagne. Le bus est bondé, mais il veut nous faire rentrer à tout prix…ce n’est pas possible, car à 5…nous n’y serions jamais rentrés tous et je n’ai pas envie que nous soyons dispersés…dans une ville où nous ne comprenons pas le russe, restons groupés. Donc nous disons à Igor que nous ne sommes pas pressés, et le bus suivant arrive vite. Ouf, cette fois, nous y sommes. Igor nous fait arrêter un arrêt plus tôt que prévu, il veut nous montrer des curiosités. Le long de la superbe avenue Nevski, il nous entraîne dans une boutique réputée de la ville, où la décoration est superbe. Puis il nous conduit dans une immense galerie, comme à Paris, avec une architecture rappelant des galeries aux plafonds vitrés. Là ont pris place tout un tas de belles boutiques…comme sur nos Champs-Elysées. Igor a bien fait de nous faire faire un peu de marche sans quoi nous serions passés à côté de ces magasins anciens et superbes qui sont réputés ici, mais dont j’ai oublié les noms.

Il nous abandonne et nous partons comme prévu à l’église catholique située sur une petite place où les peintres ont élu domicile. En attendant Dimitri nous admirons peintures et aquarelles, certaines sont superbes. A l’intérieur de l’église, il fait bon et la crèche n’a pas été enlevée.

Dimitri arrive et nous allons vers le musée Ethnographique. Au passage, nous en profitons pour prendre les places pour le ballet Casse-Noisette qui a lieu Jeudi à 19 h.

A l’entrée du musée Ethnographique se trouve une carte de la Russie et toutes ses provinces. Très longues explications de Dimitri, plus d’une heure debout…je m’assieds n’en pouvant plus. Il est vrai que la visite est plus facile lorsque on a pris conscience du nombre élevé des ethnies …70. Le musée fort intéressant nous dévoile les peuplades de l’extrême nord, leurs coutumes, vêtements, modes de vie…et puis peu à peu on redescend vers les peuplades de l’ouest, de l’est, du sud. C’est d’une variété et d’une richesse incroyable, ce serait trop long de le décrire en détail. Pour moi ce fut une sacrée découverte de voir autant de peuplades, de langues et de coutumes sur un aussi grand territoire. La Russie est un immense pays (environ 13000 km d’est en ouest), avec une palette de races très variées ayant apporté à ce pays une richesse culturelle énorme.

En visitant ce musée, on voit l’évolution entre les peuplades du grand Nord jusqu’à la péninsule du Kamtchaka, les richesses des costumes, bijoux des peuplades du Kazastan, Ouzbekistan, Crimée…Géorgie… Kirgikistan…on l’influence des régions proches de l’orient, de la Chine, par les soieries…les bijoux, porcelaine… c’est une merveille. A voir.

Nous ressortons du musée vers 15 h pour aller manger un brin dans une cafétéria. L’après midi nous sommes libres.
Nous partons découvrir les églises Notre-Dame de Kazan une des plus imposantes de St Petersbourg. Sa construction dura plus de 10 ans, commandée par Pierre 1er, son architecte s’inspira de St Pierre de Rome. La cathédrale doit son nom à l’icône miraculeuse de Kazan, mère de Dieu, icône qui est censée avoir délivré Moscou des Polonais en 1612. Son dôme haut de 80 m et les colonnes en granit rose de Finlande couronnées de chapiteaux en bronze sont les traits les plus marquants. Dans la nef exposition sur le christianisme a remplacé le musée de l’Athéisme installé par les communistes.
C’est notre après midi religieuse.

Après Notre Dame de Cazan, comme le ciel reste voilé avec tourbillons neigeux, nous partons en direction de la cathédrale St Isaac avec son dôme doré visible de toute la ville. Nous prenons les tickets pour les colonnes, afin de voir le point de vue sur St Petersbourg, dommage que le ciel soit gris. Nous montons les 260 marches, un peu dur en fin de journée, mais il faut s’entretenir. Ouf ! on arrive au bout. C’est très impressionnant car les dernières marches sont à l’air libre par un escalier de fer. Nous faisons le tour avons une vue sur la ville, mais aujourd’hui sans intérêt vu le ciel maussade.
Nous ne nous attardons pas trop, car il fait frisquet sur les hauteurs de St Isaac. Nous redescendons et prenons tickets pour le Muséum, en fait l’intérieur de la cathédrale.

Cette cathédrale, une des plus grandes du monde d’un poids de 300000 tonnes et d’une superficie de 4000 m2, pour lequel il fallut enfoncer des milliers de pilotis dans un terrain marécageux avant de mettre en place les 48 énormes colonnes malachite et lapis lazuli, (environ 16 000 kg de malachite ont servi à la décoration de la cathédrale).

Les murs sont ornés de 14 marbres de couleur et de 43 différentes sortes de minéraux et pierres semi-précieuses. Les portes sud en chêne et bronze de 20 T chacune, ornées de bas-reliefs, l’extérieur des portes est décoré de scènes bibliques représentant le Christ et des saints. Les colonnes extérieures en granit rouge importées de Finlande pèsent chacune 114 tonnes. C’est grandiose et immense à la grandeur du pays.

Nous allons prendre un peu de repos et nous réchauffer devant un café,
pas de chocolat aujourd’hui…dommage.

Nous rentrons fatigués mais super heureux de cette journée fort bien remplie. Il est près de 20 h lorsque nous rejoignons le domicile de notre Igor. L’ambiance est toujours aussi chaude et la soupe aussi bonne.
Ce soir ce sera la soupe russe le « bortch » à base de betteraves rouges d’où sa couleur, un peu de choux, carottes, oignons auxquels on ajoute un peu de crème fraîche suivant son goût. Pâtes et viande en sauce, le thé pour clôturer le repas avec quelques friandises faites maison. Longues discussions sur notre journée, échanges, bons dialogues sur le régime communiste. Igor ne tarit pas sur tout. Il a été prof de français pendant 7 ans en Algérie. Vraiment, cette famille, un grand bonheur d’être tombés chez eux. La communication est passée…malgré nos journées bien remplies et notre hâte à partir se coucher…c’est un plaisir d’écouter notre hôte.