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Petite pause sur la place où il y a de nombreux cafés... en période de Ramazam on ne sert pas de boissons alcoolisées, surtout ici près des mosquées, nous allons déguster un thé à la pomme boisson exquise mais qui ne ressemble pas du tout à un thé parfumé, mais qui a un fort goût de pomme. Un jeune s'approche qui parle français, il nous explique qu'il est, étudiant et qu'il aide son oncle qui a un magasin de souvenir proche de la place. I1 a été élevé au Collège Saint Benoît, fort réputé, car Collège français religieux, dont un ami de mes parents a été Prof pendant plus de 20 ans dans ce Collège ...coïncidence, ce jeune le connaît, l'abbé en question a été son prof. Ces points communs nous rapprochent, et il nous propose de nous faire visiter le Musée de TOPKAPI tout proche. Nous sommes d'accord pour cet après midi et dans la matinée nous allons faire les mosquées.

Rendez-vous est pris vers 14h.

Les rues d'Istanbul grimpent dur, circulation dense, va et vient incessant, des camions débordant de leurs chargements, vêtements, ballots de toute sorte, dans ces ruelles pavées et trouées on se demande comment les camions ne se renversent pas... Plus loin des hommes chargés comme des "mules" (il est vrai que fort comme un Turc prend ici toute son ampleur), et çà charge, çà décharge....

Direction Basilique Ste Sophie. Cette basilique compte parmi les monuments les plus célèbres du monde non seulement pour son ancienneté et son histoire, mais aussi pour la prouesse architecturale qu'elle constitue. Intérieur sombre et en restauration, très nombreux échafaudages nous sommes un peu déçus. Il est vrai que de l'extérieur elle est superbe, les jardins et fontaines situés à l'entrée amènent ici un peu de fraîcheur.

Mais Ste Sophie tient du prodige architectural, car on se demande comment une voûte aussi énorme peut tenir posée sur quelques piliers. Pour ériger cet édifice les architectes n'ont pas hésité à piller les sites antiques d'Ephèse et d'Athènes.

10000 ouvriers conduits par cent maîtres maçons furent employés à la fois. Une vaste esplanade, recouverte d'un espèce d béton formant une couche de vingt pieds d'épaisseur qui finit par acquérir la dureté du fer servit d'assise à la construction. Les mures furent construits en briques, mais on bâtit les piliers en grandes pierres calcaires qui furent reliées par des crampons de fer, ainsi que les tables de marbre dont tous les murs intérieurs furent décorés. A toute heure l'empereur venait surveiller les travaux et récompenser les plus zélés.
Pour la construction du dôme, il fit confectionner à RHODES des briques d'une terre si légère que 12 d'entre elles ne pesaient pas plus qu'une brique ordinaire; elles portaient l'inscription suivante : "C'est Dieu qui l'a fondé, c'est Dieu qui lui portera secours". Le monument fut achevé en 548. Après une marche triomphale sur l'hippodrome, Justinien se rendit à la basilique et s'écria : "gloire à Dieu, qui m'a jugé digne d'accomplir cet ouvrage ; je t'ai vaincu, ô Salomon!" Mais la coupole bâtie avec trop de hardiesse s'écroula en 559 sous l'effet d'un séisme. Isidore le jeune fut chargé de la reconstruire. C'est le 29 Mai 1543, le soir même de la prise de Constantinople, que Mehmet II Fatih se rendit à Ste Sophie et donna l'ordre de la transformer en mosquée, et le 1er juin il y faisait sa prière.

Nous quittons ce lieu pour nous rendre à la Mosquée Bleue, mosquée célèbre pour ses 6 minarets, dont seules se parent les mosquées sacrées (mosquée du prophète à la Mecque etc.. )
Cette mosquée achevée en 1616 nous fait découvrir une décoration intérieure superbe de faïences émaillées dont la couleur dominante est le bleu (d'où son nom), cette mosquée du Sultan Ahmet est un joyau de l'art musulman. On raconte que le sultan qui l'a fit construire tenait absolument â ses 6 minarets. Afin de contourner les autorités religieuses, outrées d'un tel désir, il demanda à son architecte, sachant ce qu'il faisait, de lui construire une mosquée à "altin" minarets (minarets en or). L'architecte dévoué comprit bien entendu "alti" minarets (6 minarets) et construisit la mosquée que nous connaissons. Le sultan fit mine de se fâcher, coupa la tête de l'architecte et conserva les minarets.