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ALGERIE

DJANET

 

Dimanche 13 janvier

Arrivée à l’aéroport de Djanet à 10 h 45. Les formalités très longues se déroulent dans une pagaille inouïe avec un seul guichet. Finalement après 1 h d’attente, un autre contrôleur ouvre le second guichet.

Kader, un superbe touareg, nous présente une partie de l’équipe qui va nous encadrer la première semaine. Ils ont tous revêtu leurs plus beaux habits et tous sont coiffés d’un chèche de différentes couleurs. Qandouis le plus âgé est le descendant de l’illustre guide qui a conduit Henri Lhote, grand spécialiste des peintures et gravures rupestres du Tassili. Quel honneur ! Ali le secondera, parlant français, ce sera notre guide officiel. Nous devons retrouver les chameliers et le cuistot plus tard au bivouac.

Cette année notre randonnée de quinze jours va se dérouler :

La première semaine, nous ferons une méharée dans le Tassili N’Ajjer, à la lisière Est de son puissant voisin : le Hoggar. Les dromadaires assurant le portage de toute l’intendance et nos bagages.
La deuxième semaine, les dromadaires passeront le relais à 2 véhicules 4x4 pour nous conduire dans les Dunes Rouges de la Tadrart

Nous passons très rapidement à l’agence où Kader, l’adjoint au chef d’agence, nous propose, si nous sommes intéressés, de venir nous chercher le jeudi en 4 x 4 afin d’assister au grand rassemblement Touaregs qui a lieu pour l’Achoura (anniversaire du Prophète). L’équipe est d’accord, un évènement  à ne pas louper!
Puis le 4 x 4 nous conduit à Tisras où nous attend l’équipe des chameliers et le cuisinier.

Pour la première semaine, notre équipe se compose de :

  • 2 chameliers : Hamdi et Bubka âgés de moins de 20 ans
  • 1 cuisinier, Ouarzarane la trentaine
  • 2 guides Qandouis 60 ans et Ali 42 ans
  • 8 dromadaires, dont un qui n’est pas chargé… c’est le chameau « ambulance » il est très beau au cas où !!!
  • Un couple d’amis, Bernard un de mes frangins, Jean-Marie, mon mari, encadrés par une équipe de 5 personnes avec laquelle nous allons partager la semaine.

 

 

 

Après les présentations d’usage et notre première salade « saharienne » préparée par Ouarzarane, notre cuistot, nous partons pour une première approche du désert. Nous marchons environ 3 h. Si nous avons attendu pour les formalités, ici, on ne traîne pas et la marche s’enchaîne dès le 3ème verre de thé.

Le moula-moula, oiseau porte bonheur du désert sifflote pour bien nous montrer qu’il est là pour nous accueillir lui aussi et profiter des miettes.

Le Massif du Tassili N’Ajjer nous plonge dans un monde neuf et fascinant (dit la documentation). Nous avons une semaine pour en avoir un petit aperçu.

La marche de l’après midi se déroule sur un plateau caillouteux avec des orgues de pierre, premiers vestiges aux curieuses ressemblances.

Pour Christian et Janine c’est leur « premier baptême du désert », j’espère qu’ils ne seront pas déçus et que tout se déroulera bien. Pour nous : Bernard, Jean-Marie et moi, nous avons l’habitude de marcher dans le désert dont nous sommes tombés « amoureux ».

Tout en marchant, nous parlons du silence du désert, de son immensité, du superbe ciel bleu. Mais, pour des novices, c’est un risque encouru : confort très succinct, manque d’eau, changement de nourriture, nuits sous la tente. Nous verrons bien.

Puis, peu à peu, chacun se détache et prends ses repères. J’ausculte le sol à la recherche de la pierre originale suivie de près par Bernard. La marche est assez soutenue pour notre première après midi, accumulée à la fatigue du voyage, plus la longue attente à l’aéroport, nous arrivons au bivouac à 17 h, très fatigués.

Heureusement le thé et les petits biscuits vont être bien appréciés. Nous montons les tentes, à l’abri, faudrait pas que pour une première nuit…notre abri de toile s’envole.
Le campement est choisi en fonction de la nourriture pour les dromadaires, ce sont eux les maîtres. La petite équipe est déjà arrivée, les animaux débâtés dégustent les herbes sèches, pour certains ; pour les autres, le cou allongé, ils s’en prennent aux branches d’acacia.

Nous grimpons sur la dune pour voir le point de vue. Au soleil couchant, les couleurs explosent et l’esprit divague au gré de l’imagination à travers les tourelles et pitons de grés d’un esthétisme absolu.

Nous sommes en hiver et la nuit arrive très vite. Le froid tombe sur nous comme une chape frigorifiée et bien vite nous redescendons pour nous réchauffer auprès du feu.

Cette année, vu l’expérience des années précédentes, j’ai pris 2 sacs, sans roulettes. Dans un les affaires de nuit : sac de couchage, drap de soie, pyjama, calinettes, bonnet, gants, chaussettes, trousse.

Dans le second les affaires courantes, cette année ce sac est très allégé. Ne transpirant pas dans le désert, nous n’avons pas besoin d’un grand vestiaire. Par contre bonnet, gants, polaires, goretex sont indispensables, matin et soir.

Première nuit sous la tente, sans vent.