Lundi 14
Lever à 7h : Après le pliage des tentes, nous déposons les bagages prêts à être chargés sur les montures. Un bon petit déjeuner va nous réchauffer et c’est le départ à 8 h 15. Le ciel est magnifiquement bleu. Il fait frais, mieux vaut garder la polaire, bonnet et gants.
La marche sur des plateaux pierreux ressemble un peu à celle d’hier après midi. Parfois un peu de sable et quelques acacias. L’air est pur, il fait très bon. Janine et Christian ont l’air ravis de leur premier baptême du désert.


Sur son rebord sud-est, le Tassili n’Ajjer a été soulevé par un important système volcanique, l’Adrar. Les volcans ont recouvert les grés de laves et de scories, d’où ces immenses plateaux dont le grès noirci par le soleil crépite sous nos chaussures.
Ce matin, nous avançons dans un dédale de roches. Plus loin, Ali nous montre des traces de fennec, mouflon, chacal, d’oiseaux. Le soleil brille mais la nuit a été fraîche, comme toujours dans le désert. Jean-Marie a dormi dehors tout près de la tente. Moi, je n’ai monté qu’une partie de la tente afin de profiter des étoiles, de la lune et aussi de la facilité de montage, après une journée de près de 7 h de marche, une tente vite montée, c’est appréciable !
La matinée est longue, 4 h 30, pour un début, c’est pas mal. Petite pause fruits secs vers 10 h 30, lorsque l’on se relève …un peu dur …les mollets et articulations, mais ce n’est que le premier jour de longue marche. Ali, nous rassure en nous disant qu’il éprouve lui aussi les mêmes douleurs.


Aujourd’hui nous arrivons à 13 h pour le repas dans un très beau site de massifs rocheux. Longue sieste récupératrice après le repas. A 15 h 45 on repart pour une heure de marche afin de grimper sur une dune pour assister au premier coucher de soleil. On ne grimpe pas à la dune pour faire des performances sportives, mais parce que c’est bon de s’ensabler et de retomber en enfance.
Arrivée sur la crête avec un peu d’avance, j’écris et j’admire en silence ces superbes dunes dans toute leur splendeur d’ambre et d’or. La troupe est au complet, mais le vent souffle ce qui bien vite va nous obliger à rejoindre Ali à l’abri de quelques touffes d’herbes pour admirer le coucher de soleil. On ne grimpe pas à la dune pour faire des performances sportives, mais parce que c’est bon de s’ensabler et de retomber en enfance.


Ali nous promet, pour demain, une journée plus facile.
Nuit très fraîche malgré le caleçon. Il fait plus froid qu’en Libye il y a deux ans.
Ce soir, près du feu, dans l’obscurité, une masse en djellabah. C’est Hamoud, un vieil ami de nos guides. Parti depuis 3 ou 4 jours à la recherche de son dromadaire égaré, sans eau, ni provisions, dormant à la belle étoile, il est très épuisé, il a une forte bronchite et semble très souffrant. J’ai des dolipranne, ce soir il va en prendre un. Bernard va lui donner du vicks vaporub avec lequel Ali va bien le frictionner. J’espère qu’il va passer une bonne nuit.