
18 Novembre
Jean-Marie a été matinal malgré quelques petites brumes le voilà parti armé de son 3ème œil.Etant réveillée, je ne tarde pas à me lever moi aussi. Je pars déambuler dans les rues encore tranquilles. Les brumes s’estompent pour laisser place à un grand ciel bleu, les couleurs ce matin sont superbes et les quebradas bien éclairées par le soleil.
Des maisons en adobe, entourées de murs également en adobe, des peupliers, de la verdure, des eucalyptus. Le village est situé dans la quebrada, dans une partie du canyon. Un véritable petit bijou enchâssé dans un écrin et de couleurs et de verdure.

Toute la troupe se retrouve pour un petit déjeuner sympa, et en route pour la quebrada Tilcara, où nous visiterons des ruines précolombiennes et y rencontrons une dame de Montpellier amie d’une connaissance de notre village natal Brassac…coïncidence, tout le groupe est de la région de Montpellier et discutons un peu sur nos circuits respectifs…eux sont sur le retour…nous, nous en sommes qu’au début.
Visite d’un petit jardin botanique où les Cardones (Cactus) font notre admiration. Lorsqu’ils sont secs, les artisans s’en servent pour faire des petits objets et même, dans les plus gros, certains petits meubles, étagères.
A quelques kilomètres au sud de Tilcara le panorama est grandiose et coloré. De la route on peu contempler le cimetière à flanc de colline de Malmara petit village au pied de la Palette du peintre. Véritable patchwork de couleurs. Ici ce décor de couleurs se marie bien avec la verdure de la vallée, c’est un coin où je regrette de ne pas avoir séjourné au moins 2 journées.
J’oubliais la visite dans le village Uquia de l’église San Francisco de Paula du 17°s….abritant une collection de toiles de Cuzco montant les célèbres angeles arcabuceros – ces fameux anges en habits équipés d’armes coloniales espagnoles, originalité du peintre. Nous rentrons sur Salta.
Luis se fait l’interprète pour nous remercier d’avoir passer une bonne semaine avec nous. Il s’excuse pour le contretemps du bus qui n’a pu passer le contrôle et des quelques heures perdues… J-Marie s’empresse de le remercier, car, sans ce contre-temps, le salar aurait été sous une lumière trop crue… et non ou peu « photographiable ». Luis nous confirme que jamais il n’a vu ce salar sous une aussi belle lumière. Donc tout est bien qui finit bien.
19 Novembre
Nous avons retrouvé notre hôtel à Salta et la nuit a été bonne, ce matin le temps est nuageux et nous partons faire une promenade dans Salta. C’est dimanche et nous commençons par aller voir l’église San Francisco, promenade dans les ruelles. Salta est une ville très animée à l’architecture coloniale bien préservée. Très beau parc au centre de la Plaza 9 de julio c’est ici le rendez-vous très prisé des jeunes, moins jeunes. Il est bon de déguster un café et de regarder le va-et-vient de cette foule. Mais nous avons un avion à prendre vers 14 h… et rentrons à l’hôtel où le minibus doit nous conduire à l’aéroport, destination Buenos-Aires.
Après les formalités, nous prenons place et décollons vers 14 h 35. Survol du Rio de la Plata, bordé d’une véritable mosaïque de champs avec des coins de verdure mais aussi des bruns et ocres. De nombreux voiliers déploient leurs voiles tels de grands oiseaux blancs. C’est un beau dimanche et les gens en profitent. Bien vite nous voici dans la phase « descente », en effet le vol ne dure que 35 mn. Petit survol sur la lisière océanique et le Rio. Le taxi nous attend et nous conduit à l’hôtel Hispano où nous avons laissé quelques bagages.
Nous avons téléphoné au cousin Marc qui se trouve en mission sur Buenos Aires et il va venir nous prendre à l’hôtel vers 18 h. Tout le monde est au rendez-vous et c’est la grande joie des retrouvailles. Deux taxis nous conduisent vers le port de Buenos Aires, nous flânons sur les quais du Puerto Madero et admirons les anciens entrepôts transformés en superbes restaurants donnant sur les quais. Le cousin a une bonne adresse ayant vécu quelques années à Buenos Aires.

Il nous conduit à « Las Lillas ». La terrasse couverte est agréable, le soir il fait un peu frais. Marc nous conseille « le cœur de bife ». En entrées nous avons des anti pasti (italien) servis avec des longuets et des minis-choux. Le cœur de bœuf qui n’est pas du cœur, mais une viande des plus succulentes dans un morceau spécialement goûteux du bœuf. Il est si tendre…qu’on le couperait avec le dos de la fourchette !!! Il faut dire que la viande vient directement de l’hacienda familiale ce qui donne une garantie d’authenticité, les bêtes vivant au grand air, donc pas besoin d’engrais ni d’additifs, il est vrai que le goût de la viande s’en ressent.
Je n’avais jamais mangé de la viande aussi goûteuse. J’entends Coffe s’en lécher les babines si un jour il passait par là ! Avis aux amateurs ! Evidemment le vin qui l’accompagne est un vino tinto Malbec exquis, sublime….mais il y a aussi une salade de cresson, des cœurs de palmiers. Le cousin nous commande des ris de veau grillés… rien que pour goûter nous dit-il…
Pour moi après ce délicieux « cœur de bœuf »…le petit morceau de ris est superflu…mais je goûte tout de même, excellent. Pour clôturer en beauté ce sera une glace à la confiture de lait avec un sorbet citron pour tous…Merci cher cousin pour cette bonne adresse. Avis aux amateurs, adresse très recommandée. Heureusement nous allons faite un petit tour pour faciliter la digestion.
J-P pas très en forme a préféré rester à l’hôtel. Dommage pour le bon repas, mais sage décision pour la suite du voyage. Petite promenade de nuit le long des quais avec le magnifique pont tournant et un superbe voilier école qui est venu à Brest lors d’un rassemblement. Buenos-Aires la nuit, les lumières du port c’est toujours un spectacle féerique, dommage, mais il se fait tard et nous avons un avion à 5 h.
Il est près de 23 h lorsque nous reprenons les taxis direction l’hôtel …la nuit sera courte, le taxi devant nous prendre à 3 h 30.
Nous tombons dans le lit épuisés, sommeil assuré et profond jusqu’à la « sonnerie » du téléphone.