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II y a un puits, 2 femmes berbères y viennent quérir un peu d'eau dans des bidons d'huile Lesieur.

L'une transporte son petit dans le dos enroulé dans une vieille couverture fort délavée. Près d'elle sa fille Aïcha aux yeux de braise a les mains teintées au henné. la chevelure aussi à des reflets roux. Une des deux femmes campe plus haut dans le djebel et a chameaux et troupeaux de chèvres. L'autre habite de l'autre côté du djebel. La plus jeune rempli des bouteilles plastique, ancien contenu Lesieur, nous l'aidons dans le remplissage. L'âne qui les accompagne va être chargé pour toutes ses bouteilles d'eau savamment arrangées. Nous essayons de communiquer avec des gestes simples. Elles nous font signe vers le bébé qui a un petit bobo. hélas nous n'avons pas grand chose et ne vouions pas donner n'importe quoi. Nous lui passons un peu de pommade cicatrisante, nous verrons bien. Nous leur faisons de petits cadeaux, et elles repartent vers leurs campements.

Josette fait sa lessive dans un tupperware sous l'oeil intéressé de la petite bédouine restée un peu à l'écart. Un peu plus haut dans le lit de l'oued asséché arrive un petit garçon 617 ans, tout timidement il s'approche de nous. Les mules après quelques ruades paissent paisiblement !e peu de verdure que l'été a épargnée. Lahcen a grimpé sur la pyramide rocheuse couper un peu de fourrage. Une femme arrive nous montrant un enfant qui a mal au ventre et essaie de nous faire comprendre si nous avons quelquechose pour lui. Là, c'est plus délicat et nous appelons Mohamed à la rescousse. Un petit dromadaire d'un campement éloigné vient se rafraîchir dans le filet d'eau. Aujourd'hui, moment fort, à la pause au col,dans la faille rocheuse, un mirage... non aquatique, mais dans le ciel, un mirage nous a survolé très bas dans un vacarme assourdissant. Ah çà alors, moi qui m'étonnait que nous n'avions pas été troublé par le bruit d'un seul avion depuis notre départ.Celui-là, pour le coup nous a ébranlé.

 

Mercredi 11 novembre

Nuit difficile, fraîche. Après le petit déjeuner, je fais les dernières photos sur le polaroïd aux muletiers..chose promise ...chose dûe, mais je n'en ai pas pour tous, ils sont ravis et me remercient. Une femme avec le petit dans le dos qui était passée hier soir revient nous voir, et nous montre son petit auquel nous avions passé un peu de pommade cicatrisante ...ce matin son bobo va beaucoup mieux. Je regarde de plus près la femme, ce n'est pas la même que celle d'hier soir,.peut être une tante, elle est plus âgée et a de beaux yeux verts. Elle porte un médicament avec seringue pour lui faire une piqûre. Mohamed, le guide se fait l'interprète et nous explique que le mari à la femme est contagieux et qu'il faut lui faire cette piqûre et voudrait savoir s'il n'y a pas dans le groupe un infirmier qui pourrait lui faire la piqûre. Hélas, on ne sait que faire. Nous lui donnons quelques oranges et des barres de céréales. Elle repart vers son campement. Nous redémarrons vers 8h30.

Nous passons Bab el Ali...(la porte d'Ali) dans un décor superbe et comme il est 10 h, nous faisons la pause fruits secs sous un ciel bleu. Des enfants d'un campement proches se sont approchés de nous et veulent nous vendre quelques pierres. Hélas nous n'avons pas de monnaie, dommage. Les muletiers viennent de nous doubler. Nous arrivons vers 11 h30 au restaurant-eh oui, cette fois c'est un vrai en dur. II y a même quelques chambres ...douche, WC coca et eau minérale.