Excellente nuit, toujours aussi calme. Le ciel est toujours bleu et la température extérieure a pris 2 degrés. Excellentes conditions de vacances et surtout agréables conditions pour marcher et visiter, car les grosses chaleurs épuisent vite l'organisme.

Nous allons reconnaître un peu la route du Mont Hermon où nous rendrons demain pour la journée.Sur la route nous rencontrons une famille Druze venue pique niquer, curieuse de voir l'intérieur du C/car, je les invite à y entrer. Echange de petits cadeaux, eux des pommes et quelques biscuits, je leur donne des chocolats Noël n'est pas loin et les Druzes ne sont ni musulmans, ni juifs, mais je crois font partie des chrétiens d'Orient, alors pour eux Noël est-il le 25 décembre, je ne sais ??

Après les palabres habituels, nous cherchons un emplacement pour la nuit et repartons à l'aire de pique nique de Qiryat.

Excellente nuit, le réveil a sonné à 7 h.

Nous prenons la route du Mont Hermon qui culmine côté Golan à 2370 m et où nous monterons, et 2700 m côté libano-syrien. Nous verrons bien si nous pouvons arriver au sommet à pied. Nous distinguons le sommet et apercevons aux jumelles quelques bâtisses, antennes, télé-sièges.

La route est excellente, nous apercevons les ruines impressionnantes de la citadelle de Nemrod que nous ne visiterons pas et nous dirigeons vers le Mont Hermon. La route est en excellent état. Nous faisons halte sur le parking, il fait frisquet, car le soleil ne réchauffe pas encore la station.

Je demande à des militaires si nous pouvons monter au sommet. Pas de problème, ils me montrent qu'il faut passer sous le télé siège. Le sol est vraiment labouré par les gros engins, la montée est dure, car directe, nous prenons et reprenons notre souffle. Ouf, un petit re-plat, ouf, un bol d'air avant d'attaquer la seconde partie. Nous y serons vite, car là, nous n'avons pas fait de virage, ni de lacet, mais direct.

Arrivés près du sommet nous passons devant une cabane de télésiège. Les manoeuvres de pré ouverture commencent et quelques ouvriers s'affèrent à faire tourner les télésièges. Nous arrivons tout au sommet des dernières remontées aperçues hier aux jumelles. C'est super, mais pas pour longtemps car le brouillard arrive, dommage, mais le soleil est toujours là. Nous redescendons tranquillement.
J-Marie veut aller voir côté Liban pour le point de vue, mais je suis un peu hésitante vu le brouillard qui arrive de l'autre côté. Enfin, on verra. Nous remontons vers les autres remontées, et passons devant une guérite.

Nous regardons le point de vue côté Liban, pas grand chose de plus que nous ayons vu, quant, tout à coup, malgré le vent, J-Marie entend un sifflet.Tiens, je me retourne, un militaire armé nous fait signe de l'attendre. Lorsque j'étais passé devant cette guérite, je pensais que c'était une guérite "télésiège", en fait c'était un "mirador militaire".

Un jeune militaire arrive vers nous et nous parle hébreu, puis un peu anglais. Il nous fait comprendre, qu'il faut l'attendre là. Il part en direction du mirador. Nous poirotons une vingtaine de minutes, dans le vent, car à 2200 m, fa pas caoüt, méda!! A la fin, je dis à J-Marie : "allons voir au mirador s'il ne nous a pas oublié". Nous grimpons les escaliers et rentrons dans le mirador chauffé où 2 jeunes militaires nous accueillent, nous offrent même le thé, nous refusons gentiment leur invitation. Le téléphone manuel grésillant et poulsant retentit, çà palabre toujours en hébreu.Le militaire raccroche. Puis un long moment après le téléphone portable sonne, un des militaires me passe l'appareil. A l'autre bout, on parle français. L'interlocuteur, très poli, me dit : "vous êtes dans une zone militaire", donc nous montons vous chercher avec l'officier. Une vingtaine de minutes s'écoulent, et j'aperçois une jeep arrivant sur la piste.

La jeep s'arrête sous le mirador. 2 militaires grimpent l'escalier, les voici. Le jeune militaire parle français, il est français de la région de Metz, et nous traduit ce que l'officier lui demande : "Jusqu'où êtes-vous montés, qu'avez-vous vu ? avez-vous fait des photos ??" J-Marie répond qu'il a fait 3 ou 4 photos, pas plus car le brouillard commençait à arriver de ce côté, donc côté libanais ? "eh bien là nous avons tout juste regardé le point de vue, sans prendre de photos". Palabres entre le traducteur et l'officier pour arriver à la conclusion : " Nous sommes désolés, mais il va falloir nous donner la pellicule" et nous allons vous redescendre en Jeep".

En moi-même, je suis très heureuse : "chouette, une descente en jeep militaire israëlienne, nos genoux vous remercient bien allègrement et vivement chers Messieurs"...nous serons vite en bas, nous somme ravis, car finalement sur la pellicule il n'y avait que 2 ou 3 photos sans importance, si ce n'est le lieu stratégique du Mont Hermon, c'est pas grave.

Nous descendons les escaliers du mirador, grimpons à l'arrière de la jeep assis le dos tourné à la pente.

Nous avons intérêt à nous cramponner, heureusement il y a une barre pour s'accroche et la descente commence. Je n'en peux plus de rire tant nous sommes secoués, balancés comme des sacs de patates, çà ondule de partout, je savais par où nous étions montés, alors la descente, pas triste, mais ce n'est pas possible," anan taoüla. es pas poussible àquo " et je riais sans trop le montrer.Enfin sans encombres nous sommes déposés près du C/car.

Nous n'en revenons pas encore qu'ils nous aient planté là, sans contrôle des passeports et fouille du camping car. Et nous, bien contents d'avoir fait de la jeep en descente, car nos pauvres genoux auraient soufferts de cette descente si verticale.
Tout est bien qui finit bien.

 

Nous prenons la route vers Qazrin et passons par Mas'ada, village druze typique où j'achète pain et yaourt. Nous avons du mal à trouver le lac de Ram, et deux fois nous repassons par le village pour finalement aboutir à un parking qui borde le lac, mais il faut monter sur la terrasse du resto pour voir le lac. Superbe petit lac tout rond et tout bleu. Hiver comme été, il affiche le même niveau, grand mystère pour les géologues. Nul ne sait où se trouve la source et il n'existe aucun débouché visible des eaux. En repartant, dans le lointain, des grandes éoliennes alimentent en courant électrique tous les kibboutzim du Golan.

Nous repartons dans l'après midi en direction du nord de Tibériade. Nous longeons le lac de Tibériade appelé aussi Mer de Galilée, des aires de pique nique, mais pas de camping. Nous continuons la route et finalement trouvons un camping ouvert, immense, désert, et ombragé sur les bords du lac. Nous avons le choix pour l'emplacement. Nous profitons pour faire le plein d'eau, laver un peu de linge, douches, mais notre douche étant plus confortable, mieux vaut faire le plein d'eau et prendre la douche chez nous.

Partie de scrabble...J-Marie toujours vainqueur. Petit concert vers 20 h 30, depuis 17 h il fait presque nuit, nous mangeons donc vers 19 h et puis concert au lit, super.

Ici pas de prière du Muezzin contrairement à Akko, ici nous sommes en territoire Israëlien, pas de mosquée.

Les paysages de Galilée sont vallonnés et reposant, la terre y est fertile. Tout au long du lac situé à 210 m au-dessous de la mer, d'immenses bananeraies tout autour lac. Tous les régimes sont recouverts de gaine plastique, ceci afin que les oiseaux ne viennent les abîmer. La Galilée doit être magnifique au printemps, en cette saison, les collines sont recouvertes d'herbes sèches. La terre a été labourée, il doit y avoir plusieurs récoltes dans l'année, vue la douceur du climat.

La Galilée c'est aussi des collines arides, avec des pierres, plus loin, des vergers, des champs qui commencent à verdir... mais on voit que la terre, ici, n'est pas à l'abandon et que les habitants paraissent forts vaillants.

Du point de vue matériel agricole, ici, ce n'est pas la charrue tirée par un âne, comme dans le Sud Tunisien, mais de gros tracteurs, des engins agricoles comme en France. Pays moderne comme nous avons pu le constater dans la ville d'Haïfa avec de nombreux supermarkets...

Tout autour du lac aussi champs d'orangers, citronniers, pamplemoussiers, c'est la pleine saison, mais en ville les prix m'ont paru plus cher qu'en France, par rapport au conditionnement et aux exportations. Ici on devrait avoir les fruits pour peu d'argent, eh bien non, les bananes y sont plus chères que lors de notre départ de France où elles étaient en promo chez "Champion".

Le gardien du camping "Jean" parle bien français, il avait un resto à Paris, il a fait faillite et a tout liquidé pour venir s'établir ici. Il est cuisinier au camping et fait office d'homme de confiance, il effectue les branchements électriques et les travaux d'entretien du camping hors saison. Il nous fait cadeau d'un sac de dattes, quelques petits chocolats lui rappelleront un peu la France.

Peu à peu la nuit tombe sur le lac et les lumières de Tibériade scintillent et se reflètent sur l'eau. Sur les collines entourant le lac, çà et là des points de lumières nous indiquent qu'il y a des petits villages sur les hauteurs du lac. C'est un endroit très reposant et buccolique.

Excellente nuit fort calme...il est vrai que nous ne sommes pas gênés par le bruit puisque nous sommes seuls.